Puis-je construire moi-même ma véranda ?

Construire sa véranda peut parfois s'avérer un grand casse-tête. Travaux au long cours, factures trop salées, artisans peu fiables sont parmi les pièges qui vous empêchent de vous lancer. Voyons cela ensemble.

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Des règles d’urbanisme à respecter

Renseignez-vous auprès de votre mairie sur les règles d’urbanisme en vigueur dans votre commune. Elles détermineront par exemple la surface au sol maximale que vous pourrez construire. Consultez également le règlement de votre lotissement qui pourrait vous imposer un choix de couleur ou de matériau. Pour une surface de véranda inférieure à 20m2, une déclaration préalable de travaux suffit. Pour des surfaces supérieures, un permis de construire délivré par un architecte est indispensable.

Quel vitrage choisir ?

Le choix du vitrage dépend de l'utilisation et de l'exposition de la véranda. En toiture, privilégiez un vitrage associant isolation thermique et protection solaire (pour réduire la surchauffe et l'éblouissement). Si la pente de toit est suffisante, envisagez la fonction autonettoyante, très pratique. Une bonne isolation aux bruits d'impacts en toiture réduira la nuisance sonore des fortes pluies. Pour le vitrage de sécurité, demandez conseil à votre assureur et comparez ce que propose le constructeur avec l'option volet roulant aluminium qui peut s'avérer utile aussi pour l'occultation et l'isolation thermique. Enfin, préférez des stores judicieusement placés pour éviter la surchauffe.

construire une véranda

Construction et entretien

Sachez que la construction d’une véranda nécessite des compétences techniques. Il ne suffit pas d’assembler les éléments d’une véranda en kit. L’étanchéité et l’isolation devront être parfaites afin d’éviter au maximum les déperditions thermiques et l’humidité. Une mauvaise mise en oeuvre pourrait rendre inefficace un vitrage très performant.

Si vous n’êtes pas très bricoleur, il est préférable de faire appel à un professionnel. Dans ce deuxième cas, ne négligez pas le choix du professionnel. Tentez de trouver des témoignages d’anciens clients, préférez les devis bien détaillés, méfiez-vous des devis anormalement bas, et si besoin, demandez à voir des réalisations. La qualification Qualibat est un gage de qualité qui peut également vous rassurer. 

Quelle que soit sa nature, son exposition, ou votre région d’habitation, réalisez un lavage complet de l’ensemble de votre véranda à l’eau savonneuse au minimum deux fois par an. Rincez à l’eau claire et essuyez toute la structure pour un résultat impeccable. Ce nettoyage suffit pour les vérandas en aluminium ou en PVC. Pour une véranda en bois, appliquez également tous les deux ans une lasure ou une peinture micro poreuse afin de le recolorer et le protéger des agressions extérieures. Prenez garde à la rouille pour les vérandas en acier ou fer forgé ! Décapez régulièrement votre ossature et renouvelez la couche protectrice en appliquant une peinture polyester.

Bon à savoir

Même si la véranda se distingue d’un bâti traditionnel par son excellent rapport qualité/prix ; il reste difficile d’établir le budget d’une telle construction. Chaque projet étant différent, il dépendra de la surface, du matériau, du vitrage, des fondations et du professionnel choisi. Sachez cependant que la véranda en PVC est la moins onéreuse (environ 20 % moins chère que l’aluminium). Viennent ensuite l’aluminium, le bois, et enfin l’acier (jusqu’à 2 500 euros du m2). Les vérandas en kit, souvent en PVC, séduisent énormément en raison de leur prix attractif : entre 3 000 et 12 000 euros selon la surface. La construction de votre véranda étant un projet relativement conséquent, n’hésitez pas à faire établir plusieurs devis. Enfin, n’oubliez pas que votre véranda sera considérée comme une pièce à part entière de votre logement. Elle aura donc un impact sur le montant de vos taxes d’habitation et foncière.